Ce site parlera de l'archeologie.

QUELQUES SITES :

http://www.culture.gouv.fr/culture/archeosm/fr/

http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/fr/

http://www.archeologie-aerienne.culture.gouv.fr/

QU'EST CE QUE L'ARCHEOLOGIE :

L’archéologue acquiert donc l’essentiel de sa documentation à travers des travaux de terrain (prospections, sondages, fouilles) par opposition à l’historien, dont les principales sources sont des textes. Les documents écrits sont toutefois souvent utilisés avec profit en archéologie lorsqu’ils sont disponibles et conservés.

Le mot « archéologie » vient du grec ancien ἀρχαιολογία[1] et est formé à partir des racines ἀρχαίος = ancien et λόγος = mot/parole/discours.

Si l’archéologie est par essence une science humaine, elle fait appel à une panoplie de méthodes héritées des sciences naturelles notamment dans le domaine des datations

L'archéologie est une science qui étudie les restes matériels laissés par les civilisations anciennes.

Un chantier de fouille archéologique, c'est tout d'abord un lieu géographique qui peut se trouver en pleine ville, en rase campagne, au bord d'une autoroute, ou encore au fond d'un lac. Vivre sur un chantier de fouille n'est pas obligatoire mais c'est ce que j'ai connu pour la plupart de ceux auxquels j'ai participé.

"C'est une fabuleuse façon d'apprendre la vie en communauté, on travaille ensemble, on mange ensemble, on dort ensemble (on peut se retrouver à tous dormir dans le même dortoir), on souffre ensemble sous un soleil accablant, sous la pluie, et on est tous liés par la même passion qui est l'archéologie."

I QUE FAIT L'ARCHEOLOGUE :

L'archéologue, qui est le scientifique qui étudie ces traces, essaye de comprendre les modes de vie des hommes qui nous ont précédés grâce à la fouille de terrain, à des techniques scientifiques variées, à l'étude des sources écrites.

1 La fouille de terrain :

Il y a trois types de fouilles archéologiques : la fouille préventive, la fouille de sauvetage, la fouille programmée.

1.1 LA FOUILLE PREVENTIVE :

Quand de grands travaux d'aménagement sont prévus comme la construction d'une route, l'aménagement d'une voie de chemin de fer, ou encore la construction d'un stationnement en plein centre ville, des fouilles archéologiques préventives sont menées afin de déterminer si l'emplacement choisi ne contient pas dans son sol des vestiges archéologiques méritant d'être fouillés.

1.2 LA FOUILLE DE SAUVETAGE :

Toujours lors de grands travaux d'aménagement, il peut arriver que des vestiges archéologiques soient découverts par hasard dès lors qu' ils auraient échappé à la fouille préventive et/ou qu' il n'y aurait pas eu de fouille préventive. En effet, seuls les pays signataires de la Convention européenne pour la protection du patrimoine archéologique (révisée) signée à Malte en 1992 sont dans l'obligation d'en effectuer.

1.3 LA FOUILLE PROGRAMMEE :

Comme son nom l'indique, elle fait partie d'un programme donc elle est décidée, planifiée, organisée à l'avance et à la différence des fouilles précédentes elle s'étend sur une période définie, déterminée et ne se pratique alors pas dans les mêmes conditions d'urgence que bien souvent connaissent les deux premières.

2 Les techniques scientifiques en laboratoire :

2.1 La dendrochronologie :

Qu'est-ce que c'est ?

Cette science permet de dater la période d'abattage de l'arbre et à quel âge il a été abattu.

Qu'est-ce que cela apprend ?

Le comptage du nombre d'anneaux sur un tronc d'arbre ou sur une branche ou encore sur un vestige en bois (objet usuel de la vie quotidienne, poteau, cercueil) permet de mesurer son âge et donc de permettre ainsi une datation du vestige.

À quoi cela sert-il ?

Cette technique scientifique est surtout utilisée en complément de la datation au carbone 14, elle permet soit de la corriger ou tout simplement de la vérifier.

2.2 La datation au carbone 14 :

Qu'est-ce que c'est ?

Lors de la mort de tout être vivant le carbone contenu dans son organisme disparaît, et c'est la forme radio-active du carbone, le carbone 14 qui est mesurée. Les particules atomiques qui le compose disparaissent progressivement et cette perte est mesurable grâce à des appareils scientifiques.

À quoi cela sert-il ?

Un prélèvement est effectué sur les vestiges qui peuvent être : des coquillages, un tesson, un silex, du charbon de bois, etc… et la datation au carbone 14 va permettre de déterminer l'âge du vestige.

2.3 L'archéobotanique :

Cette branche de la botanique étudie les vestiges d'origine végétale comme les pollens (la palynologie), l'étude charbons de bois (l'anthracologie), l'étude du bois (la xylologie) ou encore l'étude des fruits et des graines parvenus jusqu'à nous (la carpologie)

2.4 L' archéozoologie :

Cette science se consacrea à l étude des vestiges d'origine animale (les ossements, carapaces, poils, etc…).

2.5 La thermoluminescence :

Qu'est-ce que c'est ?

Tous les éléments architecturaux comme les tuiles ou les pavements de sol ont été chauffés et cuits et ont emmagasiné une certaine dose de lumière mesurable. « Cette luminescence ne se produit que si le chauffage a été précédé d'une irradiation due à des rayonnements ionisants, par exemple l'exposition à la radioactivité naturelle pendant des milliers d'années. Depuis sa cuisson, une céramique accumule une dose archéologique due à l'irradiation naturelle. La recuisson en laboratoire d'un prélèvement en poudre permet de mesurer la durée d'irradiation à partir de la quantité de lumière émise. »

Source

À quoi cela sert-il ?

Elle est utilisée pour dater les vestiges tels que la céramique, la poterie, les éclats de silex, les sculptures en terre cuite, les éléments architecturaux comme les tuiles ou les pavements de sol.

2.6 La céramologie :

Une céramique connaît trois stades de fabrication : le façonnage, la décoration, la cuisson. Ces trois stades ayant connu des évolutions à travers le temps, la céramique permet donc à l'archéologue de dater un vestige.

En effet un vase fabriqué durant le néolithique (environ 10.000 ans avant J-C) n'aura pas les mêmes caractéristiques qu'un vase façonné sous la période romaine et ce dernier sera aussi différent d'une fabrication réalisée au cours des dix siècles que dure la période médiévale.

La céramique étant l'un des vestiges les plus courants sur les sites archéologiques, la datation se fait bien souvent par comparaison de types de céramique déjà connus.

2.7 La numismatique :

Comme pour les poteries découvertes sur les sites et qui permettent bien souvent d'avoir une idée de la date à laquelle le site se rapporte, les pièces de monnaie aident aussi les archéologues à fixer une période durant laquelle le site a pu être occupé.

Elles peuvent donner des informations précieuses sur le commerce, les échanges, voire même la perdurance d'utilisation d'une monnaie, je me souviens avoir trouvé une pièce de l'époque romaine dans la cour d'un château médiéval français du XIIIe siècle. Les trouver dans les couches stratigraphiques offre aussi et surtout la possibilité de savoir à quelle période la couche se rapporte.

2.8 L'étude des mosaïques

Cette technique décorative est en fait composée de deux types de mosaïques.

Celle qui était appliquée sur les sols (la mosaïque de pavement) a été employée à partir environ de 3000 avant J-C jusqu'au VIIe siècle de notre ère tandis que celle appliquée sur les murs (la mosaïque murale) couvre une période plus tardive, débutant au Ier siècle de notre ère jusqu'à environ le Ve siècle.

3 SUR LE TERRAIN :

3.1 Les techniques scientifiques employées en archéologie sur le terrain :

Dans l'exercice de sa discipline, l'archéologue doit faire appel à des disciplines et à des techniques scientifiques variées. Il arrive qu'il les maîtrise toutes mais le plus souvent il se fait seconder par des spécialistes maîtrisant ces techniques, les domaines concernés étant beaucoup trop vastes pour être couverts par une seule et unique personne.

3.2 Avant la fouille :

L'archéologue utilise principalement deux techniques :

1 La prospection à pied :

C'est une méthode rapide et peu coûteuse pour repérer un site archéologique situé en terrain dégagé. Souvent des vestiges tels que des morceaux de poterie (tessons) affleurent déjà à la surface et laissent présager une occupation ancienne. Il est préférable de la pratiquer après la pluie (elle rend les vestiges plus visibles en les lavant) ou après le passage des engins agricoles car ils font remonter les vestiges vers la surface. Une équipe armée de sacs en plastique et d'un œil exercé suffit.

2 La photographie aérienne :

Ce type de photographie particulière permet à l'œil averti de discerner et de photographier à certaines périodes de l'année (selon les saisons) et à des moments précis de la journée, l'ordonnancement géométrique précis de vestiges invisibles au sol par manque de distance et de hauteur.

Elle est rendue possible grâce à :

-l'étude des levées de terre (des irrégularités de terrain non visibles au sol mais visibles en avion quand le soleil est bas dans le ciel les talus apparaissent)

-les différences de coloration relevées sur le sol

-les variations dans les cultures qui peuvent révéler l'existence de sites souterrains, les plantations se développant alors différemment en fonction de la composition du sol dans lequel elles sont enfouies. Si elles poussent sur des soubassements en pierre, leur développement sera moins évident que celles poussant directement sur et dans le sol.

L'examen géophysique

La magnétométrie mesure les perturbations magnétiques provoquées par la présence dans le sol de vestiges de types métalliques (épaves sous-marines par exemple).

La résistivité mesure quant à elle les résistances de matériaux enfouis dans le sol tels que des soubassements de murs, des fondations, etc..

Ces deux techniques utilisent des ordinateurs portables et des sondes que les spécialistes passent au-dessus du sol selon un quadrillage pré-établi. Le spécialiste décode ensuite et interprète les données enregistrées avant de les présenter à l'archéologue qui décidera du bien fondé de mener une fouille à l'endroit sondé.

Ces techniques font gagner du temps et permettent d'avoir une idée (avant la fouille ou même pendant la fouille) de ce que contient le sol qui est à fouiller.

3.3 Pendant la fouille :

Lorsque la fouille commence, l'archéologue utilise, entre autres, les techniques suivantes :

La technique de fouille :

L'objectif de la fouille d'un site est de mettre à jour les vestiges archéologiques ou les traces d'occupation humaine, contenus dans le sol.

Les données sont recueillies dans l'ordre de leur formation : le prélèvement des vestiges est effectué en remontant le temps, les données les plus récentes s'étant accumulées au-dessus des données les plus anciennes.

L'étude de la succession des couches stratigraphiques (l'accumulation successive des couches géologiques) et des vestiges, des traces, qui s'y trouvent, permet de déterminer les dates d'occupation du site ainsi que sa fonction.

1 L'analyse des trous de poteaux :

Qu'est-ce que c'est ?

La grande majorité des structures construites par nos ancêtres était en bois, des vestiges particuliers nous sont donc parvenus : les trous de poteaux. En effet au cours des siècles, de longues suites de poteaux ont servi de maintien à des constructions diverses tels que des édifices cultuels, des maisons d'habitation, ou encore des édifices de stockage.

Qu'est-ce qu'on cherche ?

Il y deux manières pour distinguer des trous de poteaux, elles dépendent du moyen de destruction utilisé pour amener la disparition des poteaux :

- s'ils ont pourri sur place, ou s'ils ont été coupés au niveau du sol, le sol présentera une différence de couleur à cet endroit ou pourra même réceler des vestiges du poteau (fibres de bois).

- si les poteaux ont été retirés, le trou aura été comblé ou se sera comblé naturellement au fil des siècles.

Déceler des trous de poteaux demande un œil aiguisé car il s'agit la plupart du temps de discerner une forme plus ou moins régulière (ronde ou carré) dans le sol : un négatif du poteau qui s'y trouvait.

Qu'est-ce que cela apprend ?

Un trou de poteau peut contenir du remblai précieux : si le trou n'a pas été rebouché volontairement il a pu être utilisé comme dépotoir, il est donc possible d'y trouver des tessons, des ossements ; il peut livrer des informations précises sur le poteau qui s'y trouvait : un petit trou devait sans doute contenir un poteau fin (un poteau de l'intérieur d'un bâtiment), un trou plus large quant à lui devait sans doute contenir un poteau plus gros (un poteau d'extérieur servant d'appui à la toiture). Un trou de poteau peut aussi nous informer sur l'évolution du bâtiment : il est possible d'y trouver un remplissage de pierres qui servait de soutien au poteau, remplissage qui peut être postérieur à la création du trou et à l'implantation du poteau.

À quoi cela sert-il ?

Les trous de poteaux nous permettent de reconstituer la forme d'un bâtiment.

Le plus important à retenir est que le trou de poteau n'est jamais ou très rarement seul. Quand un trou de poteau est mis à jour, il faut en chercher d'autres en essayant de suivre une forme géométrique régulière plus ou moins grande.

Les trous de poteaux permettant de reconstituer, ou tout au moins de donner une idée de la taille et de la forme du bâtiment, la donnée qui reste aléatoire lors de la reconstitution de bâtiments reste bien sûr la hauteur réelle des poteaux.

2 La mise à jour de restes humains :

La fouille d'un site qui contient des ossements humains requiert des techniques particulières (voir ci-dessous la description de la fouille d'un cimetière à laquelle j'ai participé).

Comment ?

Pour faire une présentation sommaire de la fouille d'ossements humains, il est possible de dire que :

- la conservation va dépendre de la composition du sol, plus le sol est acide plus les os seront décomposés ; elle va dépendre aussi des techniques d'inhumation (dans un linceul, dans un cercueil, etc…)

- la position du squelette varie selon les cultures et les époques (le corps peut faire face par exemple à l'Est)

Qu'est-ce qu'on cherche ?

La fouille d'un site se faisant dans un sens inverse chronologique, le décapage du sol dans lequel se situe la dépouille retire en premier les éléments les plus récents, il est donc possible de trouver d'autres éléments avant d'arriver au squelette. Des offrandes, des résidus du contenant dans lequel était déposée la dépouille, etc…

3 L'étude de la stratigraphie :

Pendant la fouille, une coupe stratigraphique est réalisée dans un endroit donné du site.

À quoi cela sert-il ?

Le but de réaliser une coupe stratigraphique est d'obtenir une représentation plus ou moins globale des différentes couches stratigraphiques représentées sur l'ensemble du site. La coupe stratigraphie, de plus ou moins grande taille, est finement décapée et réalisée car elle va devenir le témoin de la fouille. Elle est destinée à être dessinée, prise en photo, mesurée, et surtout à être utilisée ultérieurement lors des études post-fouille.

Après la fouille vient le temps de l'étude en laboratoire. Gardons en mémoire que toutes les techniques décrites sommairement ci-dessous ne sont pas forcément utilisées par l'archéologue lui-même.

II Les fouilles sous-marines :

Comment pratique-t-on ?

Les méthodes employées sont similaires à celle de l'archéologie terrestre :

- le nettoyage du terrain

- le carroyage du site

- l'utilisation de puissants aspirateurs (des suceuses) pour nettoyer les vestiges et retirer le sédiment qui se trouve autour (au lieu d'utiliser la truelle et la pelle pour ramasser la terre décapée)

- la numérotation des vestiges selon les carrés de leur découverte

- les relevés photographiques et iconographiques

- le prélèvement final

À quoi cela sert-il ?

L'archéologie sous-marine offre la possibilité de remonter à la surface des épaves de navires qui livrent des informations sur les relations commerciales, l'évolution de la marine marchande, de la marine militaire.

Le milieu humide dans lequel est conservé les vestiges permet de réunir des conditions de conservation inédites comme pour le bois par exemple qui s'y conserve mieux.

Un exemple récent de fouille sous-marine : les fouilles qui se déroulent depuis une dizaine d'années dans le port d'Alexandrie, en Égypte, à la recherche des vestiges du Phare. Le Phare d'Alexandrie, l'une des sept merveilles du monde, a été progressivement détruit par les nombreux tremblements de terre qui se succedés au fil des siècles, et la seule représentation iconographique du phare que nous possédons se retrouve sur les pièces de monnaie de l'époque.

III Comment se déroule une fouille ? :

L'étape préliminaire d'une fouille programmée peut être la photographie aérienne : on décide de fouiller à un endroit précis suite aux relevés faits par avion et/ou grâce à la prospection à pied, le relevé direct de vestiges archéologiques à la surface du sol laissant présager un site archéologique intéressant. Mais le plus souvent ce sont des fouilles d'urgence ou des fouilles préventives qui sont menées, dans ces cas, la photographie aérienne est rarement utilisée.

Prenons l'exemple d'un centre-ville dans lequel des travaux d'aménagement sont prévus.

En commençant à creuser, les engins de terrassement mettent à jour par accident des vestiges, les travaux sont donc stoppés et des archéologues sont appelés pour faire une estimation du site. Pour prendre un exemple concret, toujours à Alexandrie, ville côtière du nord de l'Égypte, au cours de la construction d'un pont pour relier l'autoroute à l'un des ports de la ville, de nombreuses tombes ont été mises à jour de cette façon. Les travaux ont donc été stoppés et les autorités égyptiennes ont confié la fouille du site au Centre d'Études Alexandrines dirigé par Jean-Yves Empereur.

Notre site archéologique fictif

La surface du site peut être déterminée en fonction de plusieurs facteurs, tels que : la végétation, les voies de circulation existantes (des routes, un chemin de fer), la présence de cours d'eau, le temps imparti à la fouille (on ne fouille pas de la même manière si on dispose d'un mois ou de six mois).

Mise en place du carroyage

L'étape suivante est la mise en place d'un carroyage par des arpenteurs / géomètres ou par un archéologue lui-même s'il dispose des connaissances nécessaires.

Un carroyage sert à quadriller la surface du site archéologique à l'aide de cordes et de piquets dans le but de créer des carrés d'égale longueur. Selon le site, les carrés peuvent faire par exemple un mètre sur un mètre ou encore cinq mètres sur cinq mètres, tout dépend du type de fouille et du type de terrain.

Le quadrillage du site est réalisé à partir d'un point témoin (le point 0) qui détermine la hauteur du site par rapport à la mer. Toutes les mesures pour implanter le carroyage seront prises à partir de ce point grâce à un niveau optique ou encore grâce à un théodolite.

Le niveau optique, le théodolite et la mire

Un niveau optique « est un appareil de visée horizontale. La première étape consiste à visser le niveau sur un trépied bien stable au sol. La seconde étape consiste à positionner le niveau à l'horizontale. Le réglage fin s'effectue grâce à trois vis situées sous le niveau optique et le contrôle de l'horizontalité grâce au centrage d'une bulle. »

Source

Un théodolite quant à lui est un appareil plus sophistiqué, il « sert à mesurer les deux angles [...] qui définissent une direction, afin de lever les plans [...]. Un trépied muni d'un niveau à bulle porte deux cercles gradués chacun muni » d'une réglette graduée.

Source

Les mesures lues grâce au niveau ou au théodolite sur une règle graduée de 4 mètres de haut appelée une mire.

Une fois le carroyage implanté (le site ressemble alors à un immense damier), les carrés sont nommés avec des lettres et/ou des chiffres, on se trouve dans le carré A5, le A étant la première ligne verticale du carroyage et le 5 la cinquie ligne horizontale du carroyage (ou l'inverse, la règle n'est pas immuable).

En fonction de la nature du site on a pu faire appel à des engins de terrassement pour décaper les premières couches stratigraphiques (avant la pose du carroyage bien sûr), ce qui fait gagner énormément de temps et d'énergie à l'équipe de fouille mais il arrive que la nature du terrain ne s'y prête pas et qu'il s'avère nécessaire de faire la chaîne pour évacuer des quantités de pierres phénoménales accumulées sur un site situé dans la cour d'un château français du XIIIe siècle.

Le carroyage implanté (attention aux pieds qui se prennent dans les fils), les carrés nommés et reconnus par des lettres et des numéros, la fouille en elle-même commencer.

Le décapage stratigraphique

L'étape suivante consiste donc à retirer le sédiment qui compose le terrain : la terre ou encore le sable, par couches successives et régulières. L'outil le plus communément utilisé est la truelle, outil pratique et facilement maniable.

Le décapage est plus ou moins aisé selon la stratigraphie des couches, selon que ces couches seraient régulières ou irrégulières. Les points de repère pour suivre une couche sont la plupart du temps la couleur. La couleur des couches varie en fonction de la nature des sédiments qui les composent, en fonction des vestiges qui s'y trouvent (si la couche contient du charbon de bois elle sera noire, si elle contient des tessons elle pourra avoir pris leur couleur, etc…).

La technique

Le décapage s'effectue par des mouvements réguliers en partant devant soi et en ramenant la terre vers soi. Une petite épaisseur de terre est retirée à chaque passage de la truelle, la terre n'est pas creusée, mais bien décapée.

Le remblai (ce qui compose le sol) est ramassé avec l'aide de petites pelles ou de ramasse- poussières puis il est mis dans des seaux pour être ensuite déversé à l'écart du site. Le remblai pourra alors faire l'objet d'un tamisage selon la nature du site : si la fouille se déroule un site préhistorique de petits éclats de silex ou d'os peuvent par exemple s'y trouver et seront donc mis à jour lors du tamisage. Cette opération consiste à passer la terre dans de grands tamis (des passoires) qui laissent passer les éléments fins (le remblai) mais qui gardent les élément plus gros.

Lors du décapage l'œil examine la couche mise à jour si jamais un vestige semble apparaître, si un changement de couleur, un changement de composition de la couche se fait présager. Il arrive couramment de passer des jours et des jours sans rien découvrir, ou encore d'avoir des vestiges qui parcourent son carré et ne plus savoir où en donner de la tête.

La découverte d'un vestige

Si un vestige commence à apparaître, il ne faut pas se mettre à creuser tout autour pour essayer de le dégager tout de suite.

Pourquoi ?

Parce qu'il est impossible à ce stade de savoir si c'est un tesson de poterie de petite taille, si c'est vase en entier, si c'est une tuile de toit, si c'est une épée, bref on ignore la forme, la disposition, la profondeur a laquelle le vestige est enterré, il est donc nécessaire de continuer à décaper.

Une fois que le vestige est prêt à être dégagé le décapage est stoppé car la fouille archéologique est une opération destruction. Il est donc nécessaire de prendre des notes, de prendre des clichés, de mesurer, de dessiner le vestige, bref d'effectuer plusieurs opérations pour garder une trace de ce vestige avant qu'il ne soit retiré du sol.

Opérations avant le prélèvement du vestige

La prise de notes situe l'objet dans son contexte : dans quel type de remblai il se trouve, à quel emplacement du site il a été découvert (dans quel carré, près d'un puit, dans la cour d'une maison, etc…), son état de préservation, une première identification ou une hypothèse d'identification.

La photographie permet de garder une trace de l'objet lors de sa mise à jour. L'aspect de l'objet va être par la suite modifié de par son exposition à l'air, son nettoyage, sa restauration, etc… Près du vestige est placée une petite mire (une règle graduée) pour donner une idée de l'échelle du vestige (une idée de sa taille).

Le dessin du vestige permet quant à lui de garder aussi une trace tangible et au cas où la photographie est ratée, c'est le seul document iconographique qui sera en possession de l'archéologue. Mais le dessin est surtout un « plus », un complément à la photo car il présente des détails que la photo ne permet pas de voir.

Les différentes opérations précédentes sont précieusement notées dans un carnet de fouilles et conservées pour être consultées lors de l'étude en laboratoire des vestiges.

Le prélèvement du vestige

Notre vestige se trouve prêt à être enfin retirer du sol dans lequel il repose depuis des centaines, voire des milliers d'années. En fonction de la nature, et/ou de la taille du vestige, l'opération s'effectue seul ou à plusieurs. Si plusieurs personnes sont nécessaires, certaines maintiennent l'objet (elles font l'office de remblais) pendant que d'autres prélèvent le vestige et le déposent dans un sac en plastique ou dans un sac en papier selon la nature du vestige (du bois, de l'os, des ossements humains, des tessons de poterie).

Les sacs dans lesquels sont déposés les objets sont numérotés selon le carré d'où le vestige provient (souvenez vous du carré A5 de notre carroyage) et portent la date du prélèvement.

Selon l'importance du site archéologique il peut soit être mis en valeur et intégré aux aménagements pour être montré au public, soit sauvegardé et être enfouit sous les aménagements, soit être détruit par les aménagements.

IV La vie sur un chantier de fouille :

Une tentative une synthèse des différents chantiers auxquels j'ai eu le bonheur de participer va suivre.

Un chantier c'est tout d'abord un lieu géographique qui peut se trouver soit en pleine ville, en rase campagne, au bord d'une autoroute, au fond d'un lac, etc… Vivre sur un chantier n'est pas toujours obligatoire mais c'est ce que j'ai connu pour la plupart de ceux auxquels j'ai participé. C'est une fabuleuse façon d'apprendre la vie en communauté, on travaille ensemble, on mange ensemble, on dort ensemble (on peut se retrouver à tous dormir dans le même dortoir), on souffre ensemble sous un soleil accablant, sous la pluie, et on est tous liés par la même passion qui est l'archéologie.

Comment cela se déroule ?

La matinée

Le lever peut être tôt, tout va dépendre de la région dans laquelle il se déroule, s'il y fait chaud, le travail peut commencer à 6 heures du matin (la condition est qu'il fasse jour !!) pour se terminer à 14 heures, le reste de la journée pouvant être consacré au nettoyage, à l'inventaire, au classement des vestiges mis à jour.

L'aspect physique (souvent harassant mais rarement visible de prime abord aux yeux du grand public) de la fouille archéologique comme rester toute la journée à quatre pattes par terre (ou dans d'autres positions plus ou moins pratiques rendues possibles par la physionomie du terrain) reste bien souvent étrange aux yeux des néophytes.

En effet, quel intérêt y a-t-il à rester dans un carré qui peut mesurer seulement un mètre sur un mètre), qui est délimité par des fils dans lesquels il ne faut pas se prendre les pieds, dans lequel se trouvent des vestiges en cours de dégagement qui ne doivent pas être écrasés ? Il ne faut pas non plus empiéter sur le carré de son voisin, ni faire tomber sur son carré (ou celui du voisin !) la motte de terre derrière soi qui grandit au fur et à mesure que le décapage s'effectue et qui donc s'effrite de plus en plus.

Tout ceci demande une certaine dose de patience et de maîtrise de soi mais surtout la passion de l'archéologie et non, nous ne cherchons pas de trésor à l'image d' Indiana Jones, mais il faut bien avouer que le célèbre archéologue est à l'origine de beaucoup de vocations !

La pause du midi

Après une matinée de décapage durant laquelle rien ne peut avoir été trouvé, vient la coupure salutaire du repas de midi (une pause matinale a déjà été prise auparavant) et pouvoir se dégourdir les jambes est un réel plaisir.

Une heure assise à une table sur une chaise passe pour un luxe inouï mais c'est déjà finit il faut retourner dans son carré !

L'après-midi

Trois ou quatre heures de fouille s'annoncent à nouveau.

Le travail de l'après-midi peut être de devoir finir de mettre à jour un vestige découvert durant la matinée. En effet, il faut éviter le plus possible de laisser des vestiges en place (comprendre encore enfouis dans le sol) pour ne pas donner de prétexte aux pilleurs de sites de faire des visites nocturnes (mais cela n'empêche pas les visites nocturnes mais au moins aucun vestige découvert durant le travail n'est pris par les pilleurs). Les heures sont donc élastiques et il arrive régulièrement de devoir rester un peu plus à la fin de la journée pour finir de dégager un vestige afin qu'il ne passe pas la nuit sur le site

Ce n'est pas seulement à cause des pilleurs que le vestige est retiré mais aussi parce qu'il se retrouve à « l'air libre » n'étant plus protégé par le sol qui le contenait. Les conditions météorologiques peuvent se dégrader, des animaux peuvent venir sur le site la nuit, des promeneurs également peuvent y venir et par inadvertance écraser les vestiges du fait que les surfaces fouillées (ou le site dans son entier) sont très souvent recouvertes après le travail par des bâches. Les surfaces sur lesquelles le pied est posé sont donc invisibles pour l'œil non exercé qui ne connaît pas les dénivellations du terrain.

Les douches et la soirée

La journée de travail se termine, direction le campement, tout le monde est pressé de prendre une douche !

Là encore la douche peut être toute une histoire, soit il faut se rendre à pied (ou en voiture) à l'endroit où se trouvent les douches tant attendues et espérées après une journée à être rester plus ou moins à quatre pattes le nez dans la poussière. Leur accès nous est consenti par la ville où se trouve le site archéologique et certains soirs, notre équipe de filles s'est retrouvée nez à nez avec l'équipe masculine de football qui veut à tout prix rentrer dans les vestiaires et qui le désire encore lorsque les sportifs se rendent compte que les lieux sont occupés par une bande de filles. Le tout se passe toujours dans la bonne humeur mais c'est fou comme on se sent mieux une fois habillée et sortie des vestiaires !

Il m'est aussi arrivé de devoir prendre des douches à l'eau froide (il n'y a que cette possibilité) ou encore devoir partager la salle de bains d'une maison particulière avec vingt personnes, chacun prenant la file d'attente et attendant patiemment son tour…

Une fois prise la douche tant attendue (avant ou après le repas tout dépend de l'heure à laquelle il a été possible d'en profiter), la soirée s'annonce tout doucement. Tout le monde est épuisé physiquement et devrait sagement aller se coucher en prévision du travail qui nous attend demain matin mais aucune envie car l'ambiance est là et la possibilité d'échanger avec des gens des quatres coins du pays et parfois des quatres coins du monde ne se laisse pas passer !

Allez tout le monde au lit, le réveil se fait de bonne heure demain matin et certains ne pourront pas se lever !

Après cette vision générale de la vie sur un chantier de fouilles archéologiques, que diriez-vous de voir de plus près en quoi consiste le travail quotidien sur un site bien précis.

V Le travail archéologique journalier :

À la recherche d'une sépulture :

Dans le coin du terrain où j'ai débuté mon travail, il y a le plus souvent une simple différence de couleur de terre : la présence d'une forme "ovale" qui signale l'existence d'une éventuelle sépulture. Je dis éventuelle car il arrive qu'il ne reste rien et que le décapage réalisé depuis quelques heures ne donne aucun résultat

La sépulture localisée :

Une fois une sépulture circonscrite et ses limites déterminées, la fouille à l'intérieur des limites visualisées peut débuter pour dégager les ossements.

Les limites se déterminent avec la recherche des quatre coins du cercueil (les quatre coins de la forme ovale reperée). Étant donné que nous nous trouvons dans un cimetière européen du XVIIIeme siècle (donc chrétien), les dépouilles ont été enterrées dans des cercueils en bois et non directement dans le sol enveloppées dans un linceul.

La découverte des restes humains

Lorsque les ossements sont atteints ils ne sont surtout pas retirés du sol au fur et à mesure de leur mise à jour le squelette devant tout d'abord être dégagé complètement avant cette opération. Enfin le plus complètement possible car il arrive bien souvent que tous les os ne soient pas retrouvés.

Préparation des ossements

Avant le prélèvement définitif, les ossements sont nettoyés : la terre autour et sur les os est retirée avec des pinceaux et avec des languettes en bois afin de ne pas effriter la surface de l'os souvent fragilisée. Le nettoyage va permettre de rendre plus visibles les ossements sur la photographie.

Photographie et dessin

Après le cliché, un dessin sur papier quadrillé est réalisé en prenant en compte des élévations, des mesures des os, bref il faut (ou du moins essayer) de dessiner le plus fidèlement possible le vestige qui est prêt à être dégage.

Les sépultures étant fouillées par deux personnes (cela permet de dégager le maximum de sépultures complètes au lieu de plusieurs sépultures incomplètes), l'une mesure pendant que l'autre dessine. Cette division du travail permet de gagner du temps, facilite le travail du dessinateur ainsi que celui de la personne qui prend les mesures et qui peut plus 'facilement' rester quelques minutes en équilibre instable au bord d'une sépulture sans avoir à poser ses outils de mesure toutes les deux minutes et avoir à trouver une position stable pour installer sa planche à dessiner et prendre ses crayons.

Prise de notes sur la découverte

Le chargé de chantier ou la paléo-anthropologue prennent, après ou pendant le dessin, des notes sur l'état de conservation du squelette, les os présents ou manquants, la position du squelette par rapport au nord, ils déterminent le sexe du défunt, les possibles causes de décès (certaines sont visibles de suite pour un œil exercé).

Après toutes ces étapes, vient l'étape qui consiste à enfin prélever les ossements.

Le prélèvement

Étant donné que nous nous trouvons sur un chantier de sauvetage, nous sommes très pris par le temps : le chantier devait durer quatorze semaines pour finalement avoir été réduit à six semaines. Il nous faut donc sortir au minimum six sépultures par jour pour arriver à dégager les cent soixante sépultures repérées lors de la prospection à pied (mais en realité nous savons qu'il y en a beaucoup plus et elles ne pourront pas être mises à jour par manque de temps).

Pris par le temps qui file (je sais, je mentionne très souvent le temps, mais c'est une véritable couse contre la montre qui a lieu) et travaillant dans un terrain très humide (souvent dans l'eau lorsque que nous atteignons la nappe phréatique et/ou lorsque le ciel n'est pas clément avec nous), il nous faut travailler rapidement et correctement.

Malheureusement pour notre travail, les ossements dans leur grande majorité ne nous facilitent pas le travail car ils se brisent très facilement suite à leur long séjour dans un milieu humide (et à leur âge). Le prélèvement, étape minutieuse et exigeante, demande donc encore plus de patience que d'habitude.

Comment les os sont prélevés :

(les ossements sont déposés dans des sacs en papier qui portent le numéro du carré dans lequel ils ont été mis à jour)

Le prélèvement se fait la plupart du temps de la manière suivante : le crâne est retiré du sol en premier, par le terme crâne il faut comprendre les os du crâne et les mâchoires.

LE CRÂNE

Le crâne vient parfois du premier coup en un seul morceau, mais le bien souvent étant fragilisé (fracturé par les machines agricoles, imbibé d'eau), il se détache en plusieurs morceaux.

Le plus délicat à retirer lors de cette première étape du prélèvement, consiste à ôter les mâchoires et les dents qui sont bien souvent déchaussées. Les os des mâchoires peuvent être soient fracturés, soient déplacés à cause du poids du crâne qui a pu se tourner soit vers la droite, soit vers la gauche, en encore vers le bas.

Si la sépulture se trouve être au-dessus de sépultures plus anciennes, une difficulté supplémentaire vient s'ajouter si les plus anciennes se sont effondrées. Notre sépulture a en effet suivi l'affaissement successif et progressif des sépultures des couches inférieures (un peu comme un château de cartes) et il nous est donc arrivé de devoir démêler plusieurs sépultures s'étant mélangées lors des effondrements.

LES CÔTÉS GAUCHE ET DROITE DU SQUELETTE

Vient alors le temps de retirer le côté gauche du squelette : les os du bras gauche, les côtes situées à gauche, l'os gauche du bassin, les os de la jambe gauche.

L'ordre de prélèvement est le même pour le côté droit du squelette.

C'est bien souvent lors de cette étape qu'il est possible de découvrir des objets, des témoignages du passé parvenus jusqu'à nous. Dans plusieurs sépultures, lors du prélèvement des côtes, des boutons ont été mis à jour (des boutons en os ou en bois), ou encore des restes de tissus, des aiguilles qui laissaient penser que le corps avait été enveloppé dans un linceul.

LA COLONNE VERTÉBRALE, LES MAINS, LES PIEDS

La colonne vertébrale est le prochain élément qui est retiré de la terre.

Il reste à prélèver les mains : les os de la main gauche sont retirés en premier puis c'est au tour des os de la main droite. Lorsqu'il s'agit d'une sépulture d'enfant, le travail de prélèvement des mains est très délicat et requiert une très grande minutie de par la petitesse des os à prélever.

Finalement, nous terminons le prévèlement en retirant les os des pieds : encore une fois le côté gauche en premier puis le côté droit.

Là encore lorsqu'il est question de sépulture d'enfant, le travail est délicat et demande plus de temps qu'une sépulture d'adultre malgré le fait que la sépulture soit plus petite et qui pourrait donc faire penser à une plus grande facilité de fouille et de prélèvement.

Conclusion

Cette procédure de prélèvement est valable pour les sépultures en bon état de conservation, le prélèvement de celles où les ossements ne sont pas différenciés, où tout est mélangé car en moins bon état de conservation, est plus rapide étant donné que les os des mains et ceux des pieds qui sont tout petits comme cela a déjà été mentionné (regardez vos mains et vos pieds, essayez de compter combien d'os ils contiennent chacun et essayez d'imaginez aussi quelle taille vos os peuvent bien avoir) sont prélevés en même temps que les os du côté gauche ou droit du squelette.

À quoi cela sert-il ou pourquoi fouiller un cimetière ?

À la fin du chantier, les ossements prélevés sont envoyés au laboratoire afin d'y être nettoyés, reconstitués et étudiés.

Ils permettront de déterminer les classes d'âge, le sexe (le pourcentage d'hommes et de femmes), les maladies dont souffraient les défunts, les méthodes d'inhumations (par exemple la position du corps selon les époques).

Leur étude va aussi offrir la possibilité d'émettre des hypothèses sur les classes sociales inhumées dans ce cimetière, de savoir s'il y avait un coin du cimetière réservé aux riches, aux ouvriers, etc...

Après l'étude en laboratoire, les ossements ont été rendus au curé de la paroisse à laquelle appartenait le terrain et ils ont été ré-inhumés dans une section du cimetière qui leur a été reservée.

VI Quelques découvertes et quelques sites archéologiques :

En Europe

La ville de Çatal Hüyük en Turquie dont les débuts d'installation sont datés aux environs de 7000 av. J-C, installation s'étalant sur plus d'un millénaire.

La nécropole de Varna en Bulgarie, environ 5000 ans av. J-C, a révélé plus de deux cents sépultures aux riches vestiges : parures en or, outils en cuivre.

Le mur d'Hadrien erigé en 122 après J.-C. sous l'ordre de l'empereur romain du même nom, pour protéger et marquer la frontière de l'empire romain installé dans une partie de la Grande-Bretagne.

L'illustre ville de Troie décrite par Homère et découverte par l'archéologue H. Schliemann en 1870.

La découverte fortuite de la grotte de Lascaux en France, en 1940, par deux jeunes enfants qui jouaient dans la campagne.

La ville de Pompéi, Italie, ensevelie sous les cendres de l'éruption du Vésuve en 79 avant J.-C-

Sur le continent africain

La vallée de l'Omo en Éthiopie, daté de 2,5 millions d'annés, grand site de chasseurs cueillettes et lieu de découverte de nombreux fossiles d'hominidés.

La tombe du pharaon Toutankhamon, découverte en 1922 en Égypte par Howard Carter dans la vallée des rois.

L'exhumation du squelette de l'australopithèque Lucy en 1974 en Afrique.

En Asie

La mise à jour des soldats de terre cuite en Chine de l'empereur King Xi Wang, entre 1974 et 1994.

La Grande Muraille de Chine, construite au cours du IIe siècle avant J.-C. pour protéger l'empire des invasions étrangères.

La cité de Mohenjo-Daro, dans la vallée de l'Indus au Pakistan, construite entre 3000 et 2000 avant J.-C. .

Dans les Amériques

L'Amérique du nord

Le village paléothique de Surprise Valley en Californie, États-Unis, 5000 ans avant J.-C.

Le site de la bataille d'Alamo qui s'est tenue en 1836, situé au Texas, Etats-Unis.

L'Anse aux Meadows, située à l'extrême nord de Terre-Neuve au Canada, montre les traces d'occupation viking. Ce site prouve donc que ces grands navigateurs avaient atteint, au cours du Xe siècle après J.-C., le continent américain bien avant Christophe-Colomb qui le découvrit à son tour cinq siècles plus tard.

L'Amérique centrale

La capitale aztèque Tenochtitlàn découverte au centre de la capitale du Mexique à Mexico et datée entre le XIVe-XVIe siècle après J.-C.

L'Amérique du sud

La mine d'argent de Potosí découverte en 1545 par les Espagnols en Bolivie, point d'implantation d'une nouvelle colonie européenne.

La capitale inca, Machu-Pichu au Pérou, datée entre 3000 et 1800 avant J.-C.

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